Concentré de Naïveté. du Babillage à en Crever.

lundi 25 juin 2007

fin d'une année

18h02.canalblog.com

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samedi 23 juin 2007

la vie commence

fin. j'ai tourné la dernière page de ce roman de science-fiction mal fait où les vipères et les chiens se prennent pour des élèves, et où les sorciers se cachent dans le corps de professeurs. 3 ans à avaler ces bétises, à essayer tant bien que mal de m'en détacher. il y a quelques jours, j'ai donc fermé ce gros livre tout poussiéreux, aux pages moisies et à la couverture griffonnée. je le jetterai bien ce bouquin, mais un livre ne se jette pas, alors il trouvera sa place au fin fond de ma bibliothèque. simple obligation.

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samedi 9 juin 2007

éternelle insatisfaite

montagecette sensation d'insatisfaction demeurera toujours puisque jamais je n'aurais tout vu, tout lu, tout entendu. ce rêve de tout savoir de tout - voyages, lectures, musiques, spectacles, films - est condamné à rester au stade de fantasme. alors la vie, avec cette part d'inassouvie, nous contraint à surpasser ce par quoi nous pourrions prétendre à la joie. il faut donc apprendre à faire avec, se contenter de ce qu'on a. profiter, en fait c'est ça.

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lundi 4 juin 2007

du temps pour

finir mes livres, en commencer d'autres, trier mes affaires, faire le ménage, apprendre de nouvelles recettes, les écrire dans ce petit cahier, remplir mes albums photos, faire du sport, regarder les films que je n'ai jamais eu le temps de voir, revoir mes préférés, passer en boucle mes cds, trier mon répertoire, changer de numéro, silloner les spectacles de fin d'année, couper mes cheveux, aller au cinéma, dire au revoir à certains, ne pas dire adieu mais le penser à d'autres, téléphoner, envoyer des mails, écrire des cartes aux grand-parents, envoyer des textos, dormir, faire des siestes, me persuader de prendre des heures de conduites, passer mon code, me racheter des spartiates, porter du lin, dessiner.

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dimanche 3 juin 2007

quitter

quitter ces rideaux jaunes et ces chaises grasses de transpiration ne me dérangent pas. ne plus attendre trois quarts d'heures un bus bondé ne me manquera pas. le riz collant de la cantine non plus. laisser ces molles de secrétaires, frustrées et mal polies et la dame du cdi ne me rend pas triste. les escaliers interminables ne manqueront pas à mes cuisses et mollets et les toilettes, à mon nez. au revoir drogués, fumeurs. comprendrez vous qu'il n'est pas nécessaire de s'entasser dans quelques pauvres mètres carrés pour se délecter de sa mort ? plus de gargouillis incessants et si gênants. et le salut, ça va automatique et hypocrite je le laisse aussi là-bas.

lyc_e

la salle d'archive, Partulov et le portable de Rox resteront un bon souvenir. comme les vendredis midis avec les filles, les croissants si gras de la cafétéria et les chewing-gum de Carllota. Plus de bavardages avec Marion, plus de Tanya qui nous écoute. Coralie déléguée, une passion. conflits Tavarés/Espérance, un feuilleton. on ne perdra plus de feuilles d'appel, les cahiers de texte ne seront plus oubliés. les sanglots, les doux mots, les rires et les secrets, un quotidien à effacer. Xavier, ses jeans troués, ses cheveux gras, son ton ingrat, ne seront plus là.

mais la Joie est Là.

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samedi 2 juin 2007

allergie des foules et autres rassemblements

" Loin des rodéos, loin des accords latinos-cubains, j'ai le cafard des fanfares, le péplum monotone. Petit déjà à l'écart des ambiances bougliones. Quand la joie s'anime et rend les gens heureux, dans le poumon j'ai une épine, je reste pas au milieu. Le monoï m'ennuie, ciao le chahut, plus de bras dans la hola. Tiens revoilà le cafard des fanfares, dans la foire ça foire, c'est le cafard des fanfares. J'ai le cafard des pétards le 14 juillet. Loin des guitares électrocentriques, le 21 juin j'aime plus la musique. La masse m'assome, me sonne, et j'ai peur des klaxonnes. Tiens revoilà le cafard des fanfares, dans la foire ça foire, c'est le cafard des fanfares, faudrait appeler ça le cafard des fanfares, c'est encore là le cafard des fanfares. "

(Ours)

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lundi 21 mai 2007

blanche comme le lait

En mouvement c'est aussi très parlant : laiteuse.canalblog.com

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samedi 19 mai 2007

vous revoir

Vous revoir dans 20 ans. Des retrouvailles en petit comité. Avec mari et enfants. Un coup de téléphone pour vous contacter ou de longues recherches pour vous retrouver. Roxane arriverait la première. Esquissant un sourire, elle entrerait en marmonnant des noms d’oiseaux caractérisant son cher époux, blond comme les blés, qui tiendrait dans ses bras, leur fils tant désiré. Alors que Fayçal nous servirait à boire, elle m’annoncerait qu’elle viendrait de créer de nouveaux magasins. Son mari si attentionné et père au foyer la regarderait avec admiration. Des éclats de rire à l’extérieur nous feraient sursauter. Tanya et son sportif métissé viendraient de sonner. Avant même de me dire bonjour elle m’aurait annoncé que son poste de député l’attendait. Quand l’excitation serait retombé, et les hommes affairés à préparer le dîner, elle nous confierait son angoisse de ne pas être mariée et sa joie que son homme ne veuille pas procréer. De nouveau coups de sonnette retentiraient. Nous irions toutes les trois ouvrir et découvririons Charlotte, son mari et ses deux filles. L’une d’elle me tendrait un ballotin de chocolat et l’autre un bouquet de tulipes rouges. Charlotte enverrait ses filles si bien éduquées jouer avec le bambin de Roxane. Nous nous inquièterions de ne pas voir arriver Marion, alors pour passer le temps, je leur raconterais ma joie de remplir les vitrines de ma librairie des bouquins morbides de Mlle Yassa. Sous ce pseudonyme, Tassadit aurait vendu des millions de livres autour du globe. C’est à ce moment que Tanya nous annoncerait que Caroline aurait fait fortune en Amérique du Sud dans la vente de ballons de baskets. Autour d’une table basse, les hommes nous rejoindraient et des rires éclateraient, mélange de joie et d’anxiété. Roxane se lèverait et prendrait dans son sac un saucisson qu’elle me tendrait en me demandant si mes goûts avaient changé. Au dehors, on entendrait de pneus crissés puis le bruit de talons sur les dalles en pierres nous ferait deviner l’arrivé de Marion. Sans même qu’elle n’eut le temps de sonner, j’ouvrirais la porte et la prendrais dans mes bras, voyant de ses yeux des larmes coulées. Aussitôt je comprendrais que son copain l’aurait quitté. Puis assise sur le canapé, elle relèverait la tête et malicieuse nous annoncerait qu’elle rigolait et que son compagnon reporter lui aurait fait sa demande en mariage, par webcams interposées. Directrice d’un magazine de mode New Yorkais, elle aurait rencontré ce reporter lors d’un voyage humanitaire dans l’Afrique Sud Saharienne. Les nouvelles iraient bon train. Charlotte nous raconterait que son cabinet d’expertise comptable monté avec son mari une dizaine d’années auparavant marcherait très bien et que chaque matin, sur les ondes de France Inter, elle entendrait Elsa traduire les propos intelligents de philosophes étrangers. Nous discuterions jusqu’à pas d’heures. Je leur apprendrais que Fayçal et moi projetterions d’ouvrir notre café culturel et que Sana, Zohra et Lina auraient demandé un petit frère. Les enfants s’endormiraient sur les chaises, le canapé, les œuvres de Louise seraient affichées et les grands continueraient de discuter.

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jeudi 10 mai 2007

le carrelage réchauffe vos pieds

rayon

Quoi de plus apaisant que de déambuler dans les pièces ensoleillées d'une maison vide, sans un bruit  à part peut être celui de la brise matinale. le carrelage chauffé par les premiers rayons du soleil est agréable au contact de vos pieds. puis s'approchant d'une fenêtre, vous vous émerveillez de la vue : l'immensité du ciel et de la mer vous rappelle comme vous n'êtes qu'un grain de sable sur cette planête. vous aimez votre compagnie et vous délectez de penser à celui qui ce soir vous murmurera des mots tendres. c'est un état qui vous convient pour la vie. dans plusieurs années, vous déambulerez dans vos propres pièces et avec, dans les bras, le fruit de vos ébats.

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dimanche 6 mai 2007

2007

ump

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